Mon premier pas

Mon premier pas

Pierrot, prête-moi ta plume,
J'aimerais dire un mot.

La mode, ah la mode. Depuis ma tendre enfance, j'apporte une attention particulière sur la manière dont je m'habille. Je voulais que ce soit pratique et confortable, mais AVANT TOUT je voulais avoir du style. Être tendance sans penser aux conséquences. 

J’avoue. Je suis une ancienne shopaholic (une accro du shopping). Confession shopping, vous connaissez ce film ? Eh bien je me suis beaucoup reconnu. Les vêtements qui s’accumulent dans la penderie et l’attachement inutile qu’on y donne, c’est pas beau. C’est le cheminement que j’ai traversé qui m’a amené à ouvrir mes yeux et prendre conscience de la réalité sur l’industrie de la mode. Je ne voulais plus y faire partie. Ce que je désirais plus que tout : porter des vêtements qui reflètent ma personnalité plutôt que promouvoir des tendances capitalistes. 

Pour moi, se vêtir est avant tout un besoin primaire et essentiel. S’exprimer par le style va en deuxième place — mais ça n’a pas toujours été le cas. Ceci est mon histoire.

Au secondaire, c’était pas si pire, car j’allais au Collège de Montréal et portais un uniforme le 3/4 de l’année. Par contre, quand mes cours au collège LaSalle ont débuté, j’avais rien à me mettre !!! Les seuls vêtements que j’avais étaient des trucs d’été, c’était la folie. J’avais besoin de me vêtir pour l’automne et l’hiver, j’ai donc dépensé une fortune au Zara, à Nasty Gal, à la boutique Éditorial, etc. Aussi, n’oubliez pas que j’étais une jeune adulte de 18 ans qui se cherchait. Ben deviner quoi : mes looks ne m’ont pas plu bien longtemps.

J’ai varié de styles et je me suis cherché pendant quatre ans. J’ai réalisé que les vêtements fast-fashion que je consommais ne duraient pas bien longtemps et n’étaient pas confortables. J’avais porté qu’une ou deux fois certains morceaux. C’était bien stylé, mais ça ne me représentait pas. J’ai commencé par boycotter H&M, Forever21, Zara... Ouf, mais mon panier de la boutique en ligne d’Aritzia était toujours bien pleins. J’avais besoin de vêtements pour travailler, c’est évident ! Mais à longue, ça n’avait plus rien d’original et d’expressif. Je perdais l’envie de m’habiller et de m’amuser, je collectionnais que des basics tendances que tout le monde accumulaient. Je présentais une image simple qui ne soutenait pas la mode durable, ce qui n’est pas du tout ma personnalité et qui je désirais être.

 Et c’est à ce moment-là que j’ai fait le plus grand des pas dans ma consommation responsable dans la mode. J’ai complètement arrêté d’acheter toute marque non éthique, j’ai fait les emplettes dans les friperies/boutique vintage et j’ai encouragé les designers canadiens. Bien évidemment, j’ai aussi continué à porter mon vieux linge que j’aimais encore. Mon objectif était d’y aller en p’tit dose, à mon rythme tout en respectant mon budget. J'ai trouvé mon style, très unique et original. Une touche de classique et de vintage, avec des couleurs qui m'amusent. En toute honnêteté, ça n’a pas été facile, et c’est pourquoi je suis là pour vous épauler.

Aussi : à noter que dans ces transitions, il est important de donner ce qu’on peut et de vendre ce qui ne nous sert plus — l’accumulation des vêtements est bien vilaine. 

Des tendances expressives, des conditions de travail adéquates, des gens qui cherchent des solutions pour diminuer la pollution textile, des développements techniques pour une conception locale.

C’est ça la mode durable.

Pour plus de renseignements sur Wearning et moi-même, consulte la page À propos.