Trio p/é 2021

Totem

Totem est une compagnie d’accessoires pour cheveux fondée par trois amies—Ariel, Jeanne et Noémie. Un projet universitaire qui s’est finalement transformé en réelle aventure entrepreneuriale, Totem fabrique toutes ses créations au Québec à partir de tissus recyclés ou dénichés chez des marchands locaux. «Nous voulons offrir des produits qui peuvent se porter de plusieurs façons pour encourager nos clientes à adopter des habitudes de consommation plus responsables», explique le trio d’entrepreneures.

 

Comment la collaboration entre Totem et Wearning est-elle née?

«L’idée est née sur Instagram, après avoir découvert la page de Wearning par hasard. Sa mission nous a immédiatement interpellées. Partageant les mêmes valeurs, nous avons contacté Léa pour lui proposer de participer à sa prochaine collection.»

 

Comment le processus collaboratif s’est-il déroulé?

«Nous avons demandé à Léa si elle avait une préférence parmi les produits que nous avions déjà et le ruban était son coup de cœur. Nous avons donc travaillé autour de cette idée tout en l’adaptant à l’esthétisme Wearning.»

 

Et pour ce qui est de la création en soi?

«Nous avons fait appel à nos couturières pour modifier notre modèle de base pour lui donner un nouveau style. C’est aussi elles qui assurent la production, du début à la fin. Initialement, ce ruban devait voir le jour en février, mais avec la pandémie, le lancement a été repoussé. Nous avons rectifié le tir avec un tissu—déniché chez un marchand local—plus approprié pour la saison estivale.»

 

Comment suggérez-vous de porter le ruban?

«De plusieurs façons! Enroulé autour d’une couette, d’un chignon ou de la tête, avec le nœud au-dessus ou en dessous ou même tissé dans une tresse. On peut aussi le porter autour du cou ou sur un pantalon ou un sac à main pour une touche de couleur.»

 

 

Minuit Métal

Tout juste sortie de l’École de joaillerie de Montréal, Julie Williston lance Minuit Métal en pleine pandémie. Rêveuse dans l’âme, elle s’inspire des paysages—des falaises à la mer—du Nouveau-Brunswick, où elle a grandi. «J’aime attribuer un élément organique à mes bijoux, comme si eux aussi avaient joué dans les vagues», partage-t-elle. Cette approche se décline par l’exploration de formes issues de la nature et par l’ajout de pierres et de perles.

 

Comment la collaboration entre Minuit Métal et Wearning est-elle née?

«Léa et moi nous sommes découvertes sur Instagram il y a plusieurs années. Notre point commun a d’abord été la mode éthique. J’admire comment Wearning soulève des discussions sans prétention autour de ce sujet qui est si important. Et comme Léa a toujours suivi mon parcours artistique, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté de faire partie de ce deuxième bundle d’accessoires qui consolide nos valeurs pour la mode locale et le design durable.»

 

Comment le processus collaboratif s’est-il déroulé?

«Lorsque Léa m’a approchée pour collaborer, elle avait déjà une idée en tête : un bijou polyvalent et intemporel. Après plusieurs prototypes, nous avons décidé de produire cet ensemble de breloques.»

 

Et pour ce qui est de la création en soi?

«Les breloques sont fabriquées à partir d’argent sterling recyclé à 50 %. C’est l’un des grands plaisirs de travailler à partir de métaux précieux : rien ne se perd. J’utilise la technique de fusion pour fabriquer chaque pièce, ce qui permet de créer des formes similaires, mais non identiques. Ainsi, chaque breloque est complètement unique.»

 

Comment suggères-tu de porter ces breloques?

«Le duo de breloques peut être séparé pour garnir des créoles ou porté sur une chaîne pour un look minimaliste. Il était important de développer un accessoire qui pourrait facilement s’intégrer aux bijoux de base que la plupart des gens possèdent déjà.»

 

 

Hélène Théorêt

Artiste visuelle, Hélène Théorêt s’exprime à travers divers médiums, notamment le pastel gras, dont la souplesse et la malléabilité l’ont toujours fascinée. Elle affectionne aussi le stylo à encre, dont la manipulation, précise et délicate, est à l’opposé du pastel. «La conception de mes dessins se base souvent sur la documentation de mon espace intime», confie-t-elle. Le contenu matériel généré est ensuite réorganisé et édité afin de créer une proposition entièrement nouvelle. 

 

Comment la collaboration entre toi et Wearning est-elle née?

«Je connais Léa depuis le secondaire. Léa a toujours encouragé ma pratique artistique et j’ai toujours été fan de Wearning et des valeurs qui s’y rattachent. Elle m’a signalé le désir d’intégrer une illustration à cette deuxième collection et j’ai accepté sans hésitation.»

 

Comment le processus collaboratif s’est-il déroulé?

«Les approches multidisciplinaires sont au centre de ma pratique. Participer à un projet collaboratif jumelant à la fois mode et arts visuels m’a tout de suite interpellée. Léa ne m’a imposé aucune limite. Elle voulait vraiment que le processus soit à mon image. Je trouvais quand même important qu’il y ait une cohésion avec les créations des autres collaboratrices, notamment dans les thèmes et les couleurs.»

 

Comment décrirais-tu ton illustration?

«L’image met en relation deux concepts opposés, soit la beauté de la fleur et le mal-être ressenti à la vue des épines piquantes qui percent la peau. Léa et moi voulions exprimer l’idée que le beau peut être teinté de douleur et vice versa. La douceur et la dureté peuvent aussi se lire dans les autres créations collaboratives du bundle : la souplesse du ruban et la dureté des breloques.»

 

Quelle émotion ton illustration évoque-t-elle chez toi?

«Elle évoque la simplicité et la dualité. Elle est à la fois accessible et intemporelle. Cette tension entre la beauté et le mal-être peut s’appliquer à une infinité de contextes. Elle nous rappelle la fragilité, la délicatesse et la précarité de ce qui est intrinsèquement beau.»

 

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